Les fleurs d’errance
Illustration et Frontières
6 mai /10h00 - 8 juin /17h00

Cette exposition réunit six illustratrices russes (Vlada Miakonkina, Zina Lyubich, Varvara Pomidor, Lena Repetur, Olga Posukh et Olesia Gonserovskaya) qui ont choisi l’exil après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, en signe de refus de la politique d’agression militaire menée par leur gouvernement et du durcissement du régime autoritaire dans leur pays. Trois d’entre elles vivent aujourd’hui en France, les trois autres dans différents pays d’Europe. Liées en Russie par des projets artistiques communs, elles renouent par cette exposition avec les fils de leur amitié passée, désormais tissés en exil.
À travers leurs œuvres, elles donnent forme à une expérience intime et collective : celle d’un passé froissé, estompé, qui affleure par fragments, à travers les images et les objets ; celle des absences, des liens brisés, mais aussi des significations retrouvées ; celle, enfin, d’un avenir incertain qui donne le vertige
Le point de départ de l’exposition est un morceau de bravoure du patrimoine culturel français : « l’Invitation au voyage » de Baudelaire. Les illustratrices s’en emparent comme d’un prisme à travers lequel elles donnent à voir leur rapport à l’exil, à l’accueil, à la perte de soi et des autres, à la construction d’une nouvelle vie. Elles investissent pour cela l’Institut d’études slaves, lieu habité par l’histoire des vagues d’émigration passées — un refuge temporaire, comme ceux qu’elles ont trouvés en quittant leur pays, chargé des présences et des récits de ceux qui les ont précédées. De cette double appropriation naissent des œuvres où se mêlent angoisses, douleurs, mais aussi aspirations à l’ordre et à la beauté.
À travers leurs œuvres, elles donnent forme à une expérience intime et collective : celle d’un passé froissé, estompé, qui affleure par fragments, à travers les images et les objets ; celle des absences, des liens brisés, mais aussi des significations retrouvées ; celle, enfin, d’un avenir incertain qui donne le vertige
Le point de départ de l’exposition est un morceau de bravoure du patrimoine culturel français : « l’Invitation au voyage » de Baudelaire. Les illustratrices s’en emparent comme d’un prisme à travers lequel elles donnent à voir leur rapport à l’exil, à l’accueil, à la perte de soi et des autres, à la construction d’une nouvelle vie. Elles investissent pour cela l’Institut d’études slaves, lieu habité par l’histoire des vagues d’émigration passées — un refuge temporaire, comme ceux qu’elles ont trouvés en quittant leur pays, chargé des présences et des récits de ceux qui les ont précédées. De cette double appropriation naissent des œuvres où se mêlent angoisses, douleurs, mais aussi aspirations à l’ordre et à la beauté.