La Fabrique des savoirs : élaboration, conservation, évolution des savoirs dans le contexte des circulations transnationales
Porteurs : Daniel BARIC et Daria SINICHKINA
Cet axe est dédié à l’étude des aires géographiques et culturelles de l’UMR sous l’angle de la constitution des savoirs, notamment par le biais des archives, du déplacement des savoirs et de leurs circulations internationales et intercontinentales, ainsi que de la valorisation des connaissances, notamment par le biais des humanités numériques.
Eur’ORBEM développe des recherches sur l’émergence de savoirs en lien avec de nouveaux outils. Ces réalisations ont pour but de cibler une documentation et de la rendre accessible dans le cadre d’une valorisation scientifique. Des projets de recherche fondamentale sur la slavistique sont également menés en étroite collaboration avec l’Institut d’études slaves (IES), en particulier sur la contribution des slavistes français aux travaux internationaux de slavistique. L’UMR développe un programme de numérisation d’archives sur papier (26 fonds distincts, dont la correspondance d’André Mazon) et photographiques (fonds Léon Tolstoï et Joseph de Baye). Ce programme, intitulé « NUMERISLAV, Archives de slavistes », dispose d’un portail dédié à la connaissance de la slavistique dans son développement historique en réseau. L’UMR est également impliquée dans le projet de numérisation “Photographing Central Asia”.
La Fabrique des savoirs est envisagée en outre sous l’angle des échanges transnationaux, à l’intérieur de nos aires de spécialité et entre ces aires et le reste du monde. Sont en particulier étudiés les itinéraires de savants qui ont œuvré à la constitution de savoirs sur leurs aires de spécialité dans un pays étranger, les trajectoires artistiques et scientifiques dans l’exil et l’émigration, la réception par les pays d’adoption des savoirs élaborés en Europe centrale, orientale et balkanique, la circulation d’idées, de théories et de pratiques entre cette partie de l’Europe et le reste du monde : Afrique, Brésil, Asie. Les savoirs déplacés, décentralisés, mais aussi les savoirs invisibilisés (femmes, minorités, etc.) sont au cœur des recherches de l’axe.
Des projets transcontinentaux sont en outre développés autour d’archives, de périodiques, de traductions et d’artefacts qui font l’objet d’une valorisation sur des supports spécifiques élaborés dans le cadre d’une coopération internationale.
